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Merdrignac

Gros bourg du sud-est des Côtes-d'Armor, Merdrignac (2 895 habitants) est située à cinquante-trois kilomètres de Saint-Brieuc et à soixante km de Rennes, à la frontière avec le Morbihan.

La présence celtique dans la région est attestée par des découvertes de pièces effectuées au XIXe s. A l'époque gallo-romaine, la voie Rennes-Carhaix tranverse ce territoire et des villas y sont établies.

Paroisse pritmive, Merdrignac englobait également à l'origine les actuelles communes d'Illifaut et de Trémorel.

Au Moyen Age, une ville se développe autour de la motte féodale construite au XIe s. à La Vieille-Cour par la famille de Merdrignac. Les diverses foires et marchés contribuent à l'essor économique de la cité. Une halle est construite en 1463.

Les toiles de chanvre de Merdrignac, réputées, enrichissent la bourgeoise locale entre le XVe et le XVIIIe s., mais plusieurs épidemies font des ravages (notamment en 1626 et de 1632 à 1633).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse relève du diocèse de Saint-Malo. Elle a pours subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel.

Etablie au cour d'une campagne profondément chouanne, Merdrignac est occupée à trois reprises par les insurgés durant la Révolution française (1794, 1795, 1799).

En 1832, l'église est transférée du Vieux-Bourg-Saint-Nicolas à son emplacement actuel. Au début du XXe s., plus de cinq cents personnes s'opposèrent aux inventaires.

De violents affrontements se déroulent dans les environs de Merdrignac lors des combats de la Libération en août 1944.

L'église de la Madeleine

 

L'église de la Madeleine

Remplaçant la vieille église Saint-Nicolas du Vieux-Bourg (abandonnée en 1830), cet édifice est bâti de 1832 à 1834 selon les plans de l'architecte rennais Pointeau. Des pierres provenant des anciennes églises Saint-Nicolas et Saint-Thomas ont été réutilisées.

La tour est élevée en 1864 sur les plans de l'architecte Guépin.

  

Une chaire extérieure a été accolée au mur méridional.

Sur la même façade sud, ces deux statues se trouvaient à l'origine sur la tour Saint-Thomas (détruite en 1906). Celle de gauche représente saint Gilles sauvant une biche et celle de droite, saint Thomas. Le cadran solaire a pour sa part été récupéré sur l'ancien presbytère.

La chapelle sud.

Et enfin le chevet de l'église.