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Bénodet

Commune du sud du Finistère, Bénodet (3 3331 habitants) est située dans le pays fouesnantais, sur l'Atlantique et la rive orientale de l'embouchure de l'Odet (face au port de Sainte-Marine, en Combrit), à seize kilomètres au sud du centre de Quimper.

Haut-lieu du tourisme et de la plaisance, Bénodet abrite un casino, un centre de thalassothérapie, plusieurs plages (Trez, Coq, Letty) et un port de plaisance pouvant accueillir 500 bateaux sur ponton et 250 sur bouée.

La présence d'un menhir atteste de l'occupation humaine du territoire dès le Néolithique. Celle-ci se poursuit à l'époque gallo-romaine (vestiges d'un balneum, d'une nécropole, d'une voie romaine).

Démembrement de la paroisse de Fouesnant, Bénodet trouve son origine religieuse dans la création de la paroisse de Perguet au Moyen Age. L'activité portuaire, active dès le VIe s., prend de l'importance au XIIIe s., faisant de Bénodet l'avant-port de Quimper. A la même époque est fondée la chapelle Saint-Thomas, offerte par Eudon de Fouesnant à l'évêque de Quimper. Celui-ci donne ensuite toute la paroisse de Perguet aux moines de Daoulas et Saint-Thomas devient un prieuré.

En 1789 est créée la commune de Perguet. Le hameau de pêcheurs de Bénodet devenant de plus en plus le centre le plus important du territoire, la chapelle locale remplace l'église Sainte-Brigitte de Perguet comme église paroissiale et il faut attendre le 15 mars 1878 pour que la commune change finalement de nom en Bénodet.

Le tourisme commence à se développer sous le Second Empire, prenant une véritable ampleur à partir de l'arrivée du chemin de fer à Quimper (1863). Hôtels et villas vont ainsi fleurir au tournant du XXe s.

Durant la Seconde Guerre mondiale (1942), l'occupant allemand établissent une base de réparations et d'entretien de dragueurs de mines. Ces installations de l'anse de Penfoul sont attaquées par des avions britanniques le 4 juillet 1944. Le 10 août suivant, avant de se retirer, les Allemands détruisent les deux phares.

Jusqu'aux années 1970, des navires pinardiers approvisionnent Quimper en vin depuis la petite anse de Porz ar Gwin, « le port au vin ».

En 1972, le bac qui reliait Bénodet au port de Sainte-Marine est remplacé par le Pont de Cornouaille.

L'embouchure de l'Odet et le port de plaisance de Bénodet.

Le calvaire de l'église Sainte-Brigitte

La croix du bourg

La croix de Perguet

Le fort du Coq

Le phare de la Pyramide

Le phare du Coq

L'ancien hôtel le Minaret

 

Le calvaire de l'église Sainte-Brigitte

Elevé au XVIe s., ce calvaire, haut de cinq mètres, présente sur le fût une statue de saint Laurent tenant son gril. La croix, autrefois mutilé, a retrouvé son apparence d'origine : le Crucifix est ainsi à nouveau encadré de la Vierge et de saint Jean, tandis qu'une Vierge à l'Enfant figure au revers.

  

  

La croix du bourg

Haute de trois mètres, elle est érigée au XVIe s. Située autrefois à l'entrée du village, elle est aujourd'hui en centre-ville.

  

La croix de Perguet

Située près de l'église Sainte-Brigitte, cette croix monolithe haute de cinq mètres date du XVIIIe s.

Le fort du Coq

Construit sous le règne de Napoléon III, en 1862, pour interdire l'entrée de l'Odet aux navires ennemis, ce fort n'a jamais servi. Devenu inutile, il est loué en 1958 au Yacht Club de l'Odet, avant d'être définitivement acquis par la municipalité et d'abriter l'école de voile.

Le phare de la Pyramide

Construit en 1887 sur la rive orientale de l'Odet et aligné sur celui de Sainte-Marine pour indiquer l'entrée du port de Bénodet, cet édifice, haut de quarante-huit mètres, remplace une première tourelle, haute de neuf mètres, bâtie en 1848. Décapité par les Allemands le 10 août 1944, le phare est reconstruit à l'identique et rallumé en 1950.

  

Le phare du Coq

Situé sur l'estuaire de l'Odet, ce petit phare, haut de 11,20 m, est construit par un entrepreneur de Concarneau. Il est allumé le 15 décembre 1848. Les Allemands le détruisent en août 1944, en même temps que le phare de la Pyramide.

L'ancien hôtel le Minaret

Cette villa, devenue hôtel après la Seconde Guerre mondiale, fut construite en 1926 dans le style mauresque par l'architecte Laprade, pour le médecin Heitz-Boyer qui avait séjourné au Maroc. La décoration intérieure fut d'ailleurs l'oeuvre d'artisans marocains envoyés en Bretagne par le pacha de Marrakech.