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Brest

Bien abritée au fond d'une majestueuse rade et profondément marquée à la fois par son arsenal, ses marins, et depuis une quarantaine d'années, par son milieu étudiant, la grande ville de l'ouest de la Bretagne (145 000 habitants) possède une longue histoire, mais, paradoxalement, assez peu de bâtiments et monuments plus anciens que le XVIIIe siècle.

Du fort romain de l'Antiquité, il ne reste presque plus rien (quelques pierres dans le château), mais le Moyen Age a fort heureusement laissé deux éléments importants du patrimoine brestois (le château et la Tour Tanguy).

Malgré son occupation ancienne, il faut cependant attendre le XVIIe s. pour voir naître une véritable ville avec Richelieu, qui décide d'y créer le grand port français de la façade occidentale.

Cité « française » en pays breton, Brest, telle une ville champignon, voit sa population exploser au XVIIIe s., et s'enrichit de nombreux bâtiments.

Malheureusement, la ville va disparaître sous un tapis de bombes durant la Seconde Guerre mondiale et renaîtra avec une reconstruction plus ou moins heureuse.

par ordre chronologique

Le château

La Tour Tanguy

La chapelle ruinée Saint-Guénolé

La croix de la rue de l'Eglise

L'Arsenal

Les vestiges de remparts

La porte de l'ancien Séminaire

L'église Saint-Sauveur

La fontaine Lunven

La maison de la Fontaine

La maison du Châtel

La porte du Bouguen

Le fort du Questel

La rue de Saint-Malo

La prison de Pontaniou

L'ancienne brasserie

Le phare du Portzic

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul

L'église Saint-Laurent de Lambézellec

Le mausolée des Administrateurs du Finistère

Les escaliers du port de commerce

Le calvaire de l'église de Saint-Pierre-Quilbignon

Le chêne de la Liberté de Saint-Pierre-Quilbignon

Le tombeau Salaun-Penquer

Le lavoir de la rue Saint-Malo

Les lavoirs de Quilbignon

L'ancienne école publique Guérin

Le calvaire du cimetière de Kerfautras

Le viaduc de Lambézellec

La maison Crosnier

L'immeuble du n°108, rue Jean-Jaurès

L'immeuble Louis Driffort

L'ancienne école ménagère

Les tombes militaires du cimetière de Kerfautras

Le monument aux soldats morts pour la France

Le monument américain

L'ancienne Ecole navale

Le monument Jean Cras

La gare

Le monument aux morts de Lambézellec

Le monument aux sous-mariniers

La tombe du marin inconnu de Kerfautras

Les Tombes du Commonwealth de Kerfautras

Le Mémorial Mers el-Kebir

Le Mémorial aux fusillés et déportés

Les blockhaus du Portzic

L'abri Sadi-Carnot

L'abri de Saint-Pierre-Quilbignon

L'ancien théâtre Comoedia

Le calvaire du cimetière Saint-Martin

La préfecture maritime

Le pont de Recouvrance

L'église Saint-Louis

La chapelle Saint-Paul de Keruscun

Le monument aux morts du square Mathon

Le kiosque de la place Wilson

L'hôtel de ville

Les Chevaux marins

L'église Notre-Dame-du-Bouguen

 

Je tiens à remercier vivement Carl Rault qui nous a aimablement fourni les photos concernant plusieurs monuments de Brest (porte du Bouguen, église Saint-Laurent de Lambézellec, chapelle Saint-Paul de Keruscun, viaduc de Lambézellec, monument aux morts de Lambézellec).

Le château

En raison de la richesse patrimoniale liée au château de Brest, nous nous sommes vus contraints de créer une page spéciale le concernant. Pour y accéder, cliquer ici.

La Tour Tanguy

Edifiée au XIVe s. à Recouvrance, face au château, la motte Tanguy surveille l'entrée de la Penfeld depuis sa rive droite. Servant d'abord à la justice des Chastel, seigneurs de Quilbignon, la tour est abandonnée vers 1580. Passée dans le domaine royal (1786), vendue comme bien national à la Révolution, elle est même transformée en maison d'habitation. Restaurée après la Seconde Guerre mondiale, elle devient le siège d'un musée historique en 1964. La poivrière actuelle n'est rajoutée qu'en 1974.

  

La chapelle ruinée Saint-Guénolé

Située sur la rive gauche de la Penfeld, au Quizac, elle est construite à la fin du Moyen Age.

La chapelle était traversée par un minuscule ruisseau qui se jetait ensuite dans la rivière.

La croix de la rue de l'Eglise

Présentant un crucifix en bas relief, cette croix monolithique, haute de 2,10 m, est érigée vers le XVe s. à l'angle de la maison de l'aumônier du cimetière des noyés.

  

L'Arsenal

En raison du grand nombre de bâtiments historiques et monuments liés à l'Arsenal, nous nous sommes vus contraints de créer une page spéciale le concernant. Pour y accéder, cliquer ici.

Les vestiges de remparts

Les travaux d'aménagement de la place de la Liberté effectuées dans les années 1990 ont permis de mettre au jour une partie des anciennes fortifications de Brest, élevées à la fin du XVIIe s. par Vauban. On peut notamment y voir les fondations de la porte principale de la ville (en venant de Paris), située au niveau de l'actuel monument aux morts.

La porte de l'ancien séminaire

Située square L'Herminier, cette porte est tout ce qu'il reste du grand séminaire jésuite, construit au coeur de Brest à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe s., et rasé durant la Seconde Guerre mondiale.

  

L'église Saint-Sauveur

Edifiée à Recouvrance à partir de la fin du XVIIe s.  et achevée en 1749, Saint-Sauveur est la plus ancienne église de Brest. De style jésuite, elle doit son plan à l'architecte militaire Amédée Frézier. Fortement endommagée en 1944, elle est restaurée après la Libération.

La fontaine Lunven

Cette fontaine du quartier de Recouvrance fut construite en 1761 par le maire Lunven de Kerbizodec. Accolée à l'une des plus anciennes maisons de la ville, elle a été remise en eau en 1992.

  

La maison de la Fontaine

L'une des plus anciennes demeures de la ville de Brest, elle est construite à Recouvrance au XVIIIe s. pour servir de logement à l'aumônier du cimetière des noyés. Elle tient son nom de la fontaine Lunven, accolée à l'un de ses pignons, tandis qu'une vieille croix figure à l'un de ses angles.

La maison du Châtel

Le nom de cette maison, édifiée au XVIIIe s., rappelle qu'à l'époque médiévale Recouvrance relevait de la famille noble du Chastel. Le dernier étage est rajouté en 1895.

La porte du Bouguen

Appelée à l'origine porte de Castelnau, elle est édifiée lors de la seconde phase de fortification de l'Arsenal, de 1778 à 1782. Inutile depuis des décennies et gênant la circulation, elle manque de peu d'être détruite, mais grâce à la mise en place d'un comité de défense, elle est démontée et remontée en 1974 à une centaine de mètres de son emplacement initial.

C.R.

Le fort du Questel

Construite en Saint-Pierre-Quilbignon, de 1778 à 1783, par l'architecte Charles Andrault de Maulévrier, la redoute de Questel-Bras servait à la protection de Brest contre les attaques venant de l'intérieur des terres. Des plate-formes d'artillerie étaient autrefois installées sur le rempart. Un pont-levis permettait de franchir le fossé large de treize mètres.

La rue de Saint-Malo

Vestiges de l'habitat populaire de la rive droite de la Penfeld, ces maisons en ruines datent de la fin du XVIIIe s. et, surtout, du XIXe s. Située à Pontaniou, à proximité des ateliers de l'Arsenal et au pied de l'ancien monastère des capucins, cette petite rue (une centaine de mètres) méconnue de Brest est importante pour la connaissance des conditions de vie des familles des anciens ouvriers de Brest. Paradoxalement épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la rue Saint-Malo, vétuste et délabrée fut néanmoins abandonnée par ses habitants au cours des années 1950.

  

On y trouve également une fontaine

Et cette escalier mène vers les hauteurs de Pontaniou, et notamment l'ancienne prison maritime.

Une association de quartier, « Vivre la rue », y organise spectacles et rencontres artistiques

http://www.vivrelarue.infini.fr/index.html

L'ancienne prison maritime de Pontaniou

Aménagée de 1805 à 1810 par les architectes Trouille et Tarbé de Vauxclairs dans les bâtiments d'une ancienne fonderie, la prison de Pontaniou, située sur la rive droite de la Penfeld, sur les hauteurs de Recouvrance, était initialement destinée aux marins et ouvriers de l'arsenal.

Utilisée à des fins civiles à partir de 1952, elle a été fermée en 1990, avec l'ouverture de la nouvelle prison de l'Ermitage. Près de vingt ans après sa fermeture, rien ne semble avoir changé.

Ci-après la petite cour réservée aux détenus particulièrement violents. 

Avec cet intérieur particulièrement sinistre, je vous assure que je n'étais pas rassurée du tout ! 

  

L'ancienne brasserie

Fondée vers 1837 par Dubois et Le Cléau à Lambézelec, sur la route de Bohars, la « Grande Brasserie » de Brest poursuivit son activité jusqu'en 1981. Employant plusieurs centaines d'ouvriers, elle produisait de la bière et de la limonade. Suite aux destructions réalisées sur le site en 1992, seules demeurent de nos jours la malterie et la grande cheminée en brique rouge, édifiée en 1941.

Le phare du Portzic

Dominant la côte nord du goulet de Brest, cette tour octogonale, haute de trente-cinq mètres, est construite en 1848 sur un terrain appartenant à l’armée. Il est électrifié en 1953 et automatisé en 1994. En 1987 est installé à sa base un poste de sémaphore avec vigie, qui se trouvait auparavant à la pointe du Minou (sur la deuxième photo, le phare est vu de la pointe des Espagnols, sur la presqu’île de Crozon).

  

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul

L'église actuelle de la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon est bâtie en 1856 dans le style Renaissance bretonne selon les plans de l'architecte Joseph Bigot. Fréquentée par les ouvriers de l'arsenal, elle est financée au moyen d'une tombola, dont l'un des lots avait été offert par l'impértrice Eugénie. Elle est endommagée en 1944.

La façade occidentale présente les statues de Dieu le Père, de sainte Brigitte et de saint Pierre (ces deux dernières provenant de l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte).

  

  

Servant de point de repère aux Américains lors du siège de Brest, le clocher originel, haut de trente-cinq mètres, est détruit par les Allemands le 1er septembre 1944. La tour actuelle est reconstruite à l'identique en 1953 par l'architecte Chevallier.

  

L'église Saint-Laurent de Lambézellec

Construite en 1865 sur les plans de Joseph Bigot, elle est en partie endommagée, en particulier le clocher (haut de cinquante-huit mètres), par les combats de la Libération, à l'été 1944. L'édifice est reconstruit entre 1951 et 1952 et restauré en 2009.

C.R.

Le mausolée des Administrateurs du Finistère

Conçu par l'architecte Poilleu sous la forme d'un obélisque, ce monument en granite de l'Aber Ildut fut inauguré dans le cimetière Saint-Martin en 1865, à la mémoire des vingt-six administrateurs du département, condamnés à mort et exécutés le 22 mai 1794 pour fédéralisme (ils étaient partisans des Girondins contre les Montagnards).

Quatre plaques de marbre recensent les noms des victimes, parmi lesquelles figuraient l'évêque constitutionnel Louis-Alexandre Expilly et l'ancien maire de Brest François Malmanche.

  

  

Les escaliers du port de commerce

Descendant du cours Dajot à travers les remparts, ces escaliers furent bâtis en 1867 pour permettre un accès plus rapide au tout nouveau port en construction sous le Second Empire.  Ils apparaissent dans plusieurs scènes du film Remorques, réalisé en 1939 par Jean Grémillon, avec Jean Gabin et Michèle Morgan.

Le calvaire de l'église de Saint-Pierre-Quilbignon

Haut de six mètres, il a été érigé au XVIe s. mais profondément modifié en 1871 par Victor Lapierre.

  

Le chêne de la Liberté de Saint-Pierre-Quilbignon

Situé près de l'église, il a été planté le 14 juillet 1881 à l'emplacement d'un ancien bois devenu par la suite un lieu appelé « le Champ de bataille ».

Le tombeau Salaun-Penquer

Le docteur Auguste Penquer (1809-1882) fut le premier maire de Brest de la IIIe République (1871-1881). Offert par le conseil municipal en 1884, le monument, installé cimetière Saint-Martin, a la forme d'un obélisque. Le médaillon en blanc représentant le défunt est du au célèbre sculpteur Auguste Bartholdi.

  

La lavoir de la rue Saint-Maloour Tanguy

Conçu par l'architecte Olivier Guennoc, il est construit en 1884 dans le quartier de Pontaniou, sur la rive droite de la Penfeld. Ne comportant à l'origine qu'une seule aile longue de trente mètres, le lavoir de la rue Saint-Malo doit être agrandi d'une seconde aile en 1913 en raison de la forte fréquentation du site (jusqu'à 1 300 personnes par semaine). Endommagé par les bombardements de 1944, il est rebâti de 1949 à 1953.

Les lavoirs de Quilbignon

Alimentés par la seule source du bourg de Saint-Pierre, ces lavoirs sont mentionnés dès le début du XIXe s. Agrandis en 1900, ils sont couverts en 1921.

L'ancienne école publique Guérin

Bâtie à partir de 1887, la grande école pour garçon du quartier de Bel-Air ouvre ses portes à ses premiers élèves en 1889. Pouvant accueillir jusqu'à sept cents élèves, elle comprenait quatorze classes à l'origine.

Le calvaire du cimetière de Kerfautras

Haut de six mètres, il est dressé en 1890 par Poilleu neveu.

  

Le viaduc de Lambézellec

Construit en 1892 suivant les plans de l'ingénieur Louis Harel de La Noé, concepteur de nombreux ouvrages d'art des Côtes-d'Armor, ce viaduc franchit le Spernot à Pen-ar-Valy. Mesurant 110 mètres de long, il permettait le passage du chemin de fer reliant Brest à Ploudalmézeau, en service de 1893 à 1938.

C.R.

La maison Crosnier

Située à l'angle du cours Dajot et de la rue Traverse, elle est édifiée en 1900 dans le style Art nouveau par son propriétaire, Sylvain Crosnier. Elle est l'une des trois seules maisons du cours Dajot à n'avoir pas été détruite durant la guerre (bien qu'elle ait été endommagée par un obus).

  

L'immeuble du n°108, rue Jean-Jaurès

Il est bâti vers 1900.

  

L'immeuble de Louis Driffort

L’architecte a construit pour lui en 1904 ce bâtiment situé dans le quartier Sanquer, au 34, rue de la République.

  

L'ancienne école ménagère

Réalisé selon les plans de l'architecte Bouvier, le bâtiment est construit entre 1911 et 1912 par la municipalité Delobeau afin de respecter une promesse de campagne. Accueillant 240 élèves pour en faire en trois de parfaites femmes au foyer, l’édifice comprend une rotonde centrale et deux ailes.

Les tombes militaires du cimetière de Kerfautras

De nombreux soldats blessés sur les divers fronts de la Première Guerre mondiale furent soignés à Brest. Les malheureux qui succombèrent sont enterrés ici.

Un coin a été réservé aux musulmans morts pour la France. En d'autres endroits du cimetière, les tombes de chrétiens et de musulmans sont mélangées.

A deux ou trois exceptions près, comme ci-après, une simple croix avec prénom, nom, corps d'appartenance et date de décès marque l'emplacement des tombes.

Une autre partie du cimetière accueille les dépouilles de 124 prisonniers de guerre allemands.

Parmi ces tombes militaires de la Première Guerre mondiale figurent également la tombe d'un marin inconnu du second grand conflit du XXe s. et des Tombes du Commonwealth (voir plus bas).

Le monument aux soldats morts pour la France

Inauguré en 1924 dans le cimetière de Kerfautras, il rend particulièrement hommage aux soldats et marins de la garnison de Brest tombés pour leur pays.

  

Deux plaques ont été rajoutées après la Seconde Guerre mondiale, l'une à la mémoire des Belges tués au combat lors de ce conflit, l'autre à celle des résistants.

  

Le monument américain

Haute de cinquante mètres, cette tour fut érigée de 1930 à 1932 sur le cours Dajot et le rempart dominant le port de Brest par la Commission des monuments de guerre, une agence fédérale américaine, pour rappeler le rôle joué par Brest durant la Première Guerre mondiale (de 1917 à 1918, plus de 800 000 soldats américains transitèrent par Brest, par l'immense camp de Pontanézen). Conçu par l'architecte Ralph Milnau, il porte des sculptures réalisées par John Storrs. Le 4 juillet 1941, les Allemands firent sauter le monument, qui fut reconstruit à l'identique en 1958. 

  

  

 

L'ancienne Ecole navale

Construit à partir de 1929 selon les plans des architectes Harmant et Maurice, cet ensemble est inauguré le 30 mai 1936 en président du président Lebrun. Le bâtiment principal mesure 280 mètres de long. Abandonné en 1940, gravement touché par les bombardements durant la guerre, le site de l’Ecole navale est transféré à Lanvéoc-Poulmic dès 1945. Il abrite de nos jours le Centre d’instruction naval.

L’Ecole navale vue depuis la pointe des Espagnols, sur la presqu’île de Crozon.

Le monument Jean Cras

Située sur le cours Dajot, près du château, cette oeuvre de Raymond Delamarre est dédiée au contre-amiral et compositeur brestois Jean Cras (1879-1932), qui, à l'âge de quinze ans, dirigeait en l'église Saint-Marc une messe à quatre voix qu'il venait de composer. Inauguré en 1935, ce monument fut détruit en 1944. La reconstitution fut confiée au même artiste en 1959.

La gare

Construit de 1936 à 1937 sur les plans de l'architecte Urbain Cassan, le bâtiment actuel a remplacé la vieille gare bâtie sous le Second Empire. Evoquant la Bretagne, le relief du campanile, réalisé en granit rose, est du à Lucien Brasseur, Grand Prix de Rome. Les bombardements de la Libération ont détruit la partie supérieure de l'oeuvre.

  

Le monument aux morts de Lambézellec

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, aucun monument n'avait été érigé pour honorer la mémoire des soldats de Lambézellec tombés pour la France. Dans les années 1930, une association privée parvint à recueillir des fonds pour ce monument, oeuvre du sculpteur Eugène Quentric, inauguré en 1938. C'est le seul monument aux morts brestois à avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale.

C.R.

Le monument aux sous-mariniers

Il a été élevé près du château à la mémoire des marins disparus en mer.

La tombe du marin inconnu du cimetière de Kerfautras

Le cimetière militaire de Kerfautras abrite une seule dépouille d'un militaire français tué pendant la Seconde Guerre mondiale (les autres tombes sont celles des victimes de la première boucherie du XXe s.). Ce marin a été tué lors de la bataille de Mers el-Kebir en 1940 (on trouve d'ailleurs un monument dédié à ce drame dans le même cimetière).

Les Tombes du Commonwealth du cimetière de Kerfautras

Abritant presque exclusivement des victimes de la Première Guerre mondiale, le carré militaire du cimetière de Kerfautras comprend également les tombes des aviateurs de la RAF tués en bombardant Brest dans les années 1940. On y trouve des Britanniques, mais également des Canadiens, des Australiens, des Néo-Zélandais, etc.

Le Mémorial Mers el-Kebir

Inauguré dans le cimetière de Kerfautras, il rappelle le drame du 3 juillet 1940, au cours duquel 1 297 marins français furent tués dans le port algérien de Mers el-Kébir en tentant de forcer le blocus de la Royal Navy britannique. L'une des plaques énumère le nombre de tués par navire, le cuirassé Bretagne comptant à lui seul plus de la moitié des victimes. Dans le même cimetière, une tombe abrite la dépouille du marin inconnu tué à Mers el-Kébir.

  

Le Mémorial aux Déportés et Fusillés

Comme plusieurs autres monuments rendant hommage aux victimes des Première et Seconde Guerres mondiales, il est situé dans le cimetière de Kerfautras, le long du mur est.

Les blockhaus du Portzic

Ces élements du Mur de l’Atlantique défendaient l’accès au goulet de la Rade de Brest.

L'abri Sadi-Carnot

Près de l'une des portes de l'arsenal (celle de Tourville) et au pied du pont de Recouvrance, ce grand abri souterrain, construit de 1941 à 1942 sous le centre-ville, connut l'un des plus grands drames de la Seconde Guerre mondiale : long de 560 mètres, il accueillait lors du siège de Brest nombre des 2 000 derniers habitants de la ville ainsi que plusieurs centaines de soldats allemands. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, l'explosion accidentelle d'un dépôt de carburants et de réserves de munitions entraîna la mort de 373 Français et d'environ 650 Allemands.

 

L'abri de Saint-Pierre-Quilbignon

L'entrée de l'abri a été creusée dans le mur de l'enclos de l'église.

L'ancien théâtre Comoedia

Il est construit en 1949 selon les plans de l'architecte Ouchacoff.

Le calvaire du cimetière Saint-Martin

Haut de sept mètres, il est élevé vers 1950.

La préfecture maritime

Edifiée au XVIIIe s., la première préfecture maritime de Brest était située dans la rue de Siam. Détruite par les bombardements, elle fut reconstruite dans l'enceinte du château de 1950 à 1953, sur les plans des architectes Niermans et Guth.

Le pont de Recouvrance

Jusqu'au Second Empire, Brest dut se contenter de barques pour la traversée de la Penfeld. Reliant le château à Recouvrance, le premier pont, construit entre 1856 et 1861, fut détruit en 1944 et un nouvel ouvrage d'art fut inauguré en juillet 1954. A cette date, il est le plus haut pont levant d'Europe. Sa travée centrale mobile est longue de 88 mètres et pèse 525 tonnes.

  

L'église Saint-Louis

Conçu en béton, verre et pierre, cet édifice moderne fut construit de 1955 à 1957 sur les plans du cabinet brestois d'Yves Michel pour remplacer l'ancienne église jésuite (XVIIe-XVIIIe s.) détruite durant la guerre.

La chapelle Saint-Paul de Keruscun

Construite en béton armé (y compris le clocher) dans la paroisse de Saint-Martin, sur les plans de M.Y. Francès, elle est inaugurée en 1957. Il est prévu de la détruire dans les années 2010.

C.R.

Le monument aux morts du square Mathon

Haut de dix-neuf mètres, il est établi en 1958 entre la place de la Liberté et le haut de la rue de Siam. Il a été réalisé par les sculpteurs Raymond Delamarre et Roger Veysset et par l’architecte Jean-Baptiste Mathon. L’une des faces présente une inscription en breton, « D'hor bugale maro evit ar vro » (« La ville de Brest à ses enfants morts pour la France »).

  

Le kiosque de la place Wilson

Il a été construit en béton armé dans les années 1950 pour remplacer un précédent kiosque à musique érigé en 1890 sur la même place, alors appelée « du Champ de Bataille », et détruit en 1944.

L'hôtel de ville

Construit en 1961 sur les plans de l'architecte parisien Maurice-Léon Génin, l'hôtel de ville présente, côté place de la Liberté, de grandes fenêtres en longueur. L'ancien siège de la municipalité brestoise était situé au bas de la ville, sur les quais.

Les Chevaux marins

Ces deux sculptures, réalisées par André Arbus, sont dévoilées dans le centre de la ville en juillet 1963.

L'église Notre-Dame du Bouguen

Inaugurée place des Fusillés le 18 mai 1969, elle a été construite sur les plans des architectes Peron et Weissen. De forme triangulaire, elle dispose d'un clocher, sans cloche (!), haut de quarante-cinq mètres.