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Lampaul-Guimiliau

Le site officiel de la commune

Les quizz "Spéciale Lampaul"

Commune du Nord-Finistère, Lampaul-Guimiliau (2 033 habitants) est située dans le Léon, au coeur du « Pays des Enclos », entre Brest et Morlaix, à quatre kilomètres au sud-est de Landivisiau.

Etape de l'itinéraire de saint Pol Aurélien au début du Ve s. (avec l'île de Batz et les autres Lampaul du Nord-Finistère), Lampaul-Guimiliau (autrefois appelée Lampaul-Bodenes) est une ancienne trève de Guimiliau. Ellei dépendait directement de l'évêché du Léon et les évêques y possédaient d'ailleurs une résidence champêtre.

Lampaul compta comme familles nobles les Le Sénéchal et les de Brézal.

Comme nombre des paroisses voisines, Lampaul-Guimiliau s'enrichit énormément aux XVIe et XVIIe s. grâce à la production et la vente de toiles de lin. Cet afflux d'argent permit ainsi la construction et la décoration de l'église et de son enclos.

Jusqu'au XXe s., la commune compta également un grand nombre de tanneries, la dernière fermant en 1968.

Valérie Nicolas

L'enclos paroissial

L'arc de triomphe

l'ossuaire

le calvaire

L'église Notre-Dame

La chapelle Sainte-Anne

Les croix et calvaires

La croix de Penn-an-Néac'h

La croix de Croaz Pol

Le calvaire de Traon-ar-Vilin

Le calvaire Roch Aouren

Le calvaire de Ker-ar-Pont

La croix Ar Bourc'his

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne

Croaz Bellevue

Croaz Kernevez

Croaz ar Goff

La croix du cimetière

La croix de la place du Villers

La croix du Télégraphe

La fontaine-lavoir Notre-Dame

La fontaine Sainte-Anasthasie

La fontaine Saint-Paul

La fontaine Sainte-Anne

La fontaine du Styvel

La fontaine de la rue de la Fontaine

Le lavoir du Baradozou

Le lavoir de Kerarpant

Le moulin de l'évêque

Le four à pain de l'évêque

Les maisons anciennes

Les écoles

La tannerie du bourg

Le monument aux morts

Valérie Nicolas

Ayant débuté le handball à l'âge de dix ans, elle devient professionnelle en 1993 en rejoignant l'USM Gagny. De 1995 à 2003, elle est la gardienne de Besançon, club avec lequel elle est sacrée trois fois championne de France, remporte trois Coupe de France, une Coupe de la Ligue et une Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe. Entre 2003 et 2008, elle évolue au Danemark, d'abord avec le Viborg HK puis le Ikast-Bording EH, accumulant de nouveau les titres (deux championnats du Danemark, une Coupe du Danemark, une Ligue des champions, une Supercoupe d'Europe et une Coupe de l'EHF. De retour en France, elle termine sa carrière sportive à Nice. Sélectionnée en équipe de France dès 1995, elle compte 234 matchs sous le maillot bleu. Elle est couronnée championne du monde en 2003 (en étant désignée meilleure joueuse de la compétition), obtient un titre de vice-championne du monde en 1999, deux médailles de bronze aux championnats d'Europe 2002 et 2006 et enfin de belles places d'honneur aux Jeux Olympiques de 2000 (6e), 2004 (4e) et 2008 (5e). Elle est désormais consultante et commentatrice pour la télévision.

 L'enclos paroissial 

Ensemble monumental typiquement breton, l'enclos paroissial comporte généralement une porte triomphale, un calvaire et un ossuaire.

Si celui de Lampaul-Guimiliau ne possède pas un calvaire aussi spectaculaire que celle du voisinage (comme à Guimiliau), l'enclos lampaulais peut en revanche compter sur sa porte triomphale et son ossuaire.

L'Arc de Triomphe

Edifiée de 1668 à 1669, la porte triomphale est surmontée de trois croix : le Christ entre la Vierge et saint Jean, accompagné de deux larrons 

   

L'ossuaire

Accolé à l'arc de triomphe, cet ossuaire (chapelle funéraire de la Trinité) fut construit en 1667 (avec portail de 1669) par Guillaume Kerlezroux.

L'ossuaire comporte deux portes. Celle à côté de laquelle je me trouve sur la photo générale est la principale ; la seconde donne sur le clocher

  

A l'intérieur, voici le retable de la Sainte-Trinité (fin du XVIIe s.). Le Christ ressuscité y est représenté entre saint Sébastien et saint Roch.

Et ici deux statues visibles dans l'ossuaire

  

Le calvaire

Très simple, comparativement à certaines communes voisines, le calvaire, haut de 5,50 m, est la partie la plus ancienne de l'enclos. Il date du XVe s.

     

  

L'église Notre-Dame

En raison de la richesse, tant extérieure qu'intérieure de l'église, nous nous sommes vus contraints de créer une page spéciale la concernant. Pour y accéder, cliquer ici.

La chapelle Sainte-Anne

Située dans un quartier très éloigné du bourg, autrefois appelé Judée, cette chapelle fut construite en 1654 par la famille de Brézal.

 

Pour le calvaire de la chapelle voir plus bas

Le retable de la chapelle Sainte-Anne date du XVIIe s.

  

On y trouve plusieurs statues dont un Christ de gloire en robe rouge et portant une couronne royale (sans doute contemporain de la construction de la chapelle) et un groupe représentant la Vierge et sainte Anne, portant son petit-fils Jésus.

  

On peut également y voir :

  

Le pardon de Sainte-Anne se déroule le dimanche suivant le 15 août :

Les croix et calvaires

On recense quatorze croix et calvaires sur le territoire lampaulais :

Le calvaire de l'enclos paroissial : Voir ici.

La croix de Penn-an-Néac'h : Haute de 2,30 m, c'est la plus ancienne de la commune. Elle fut élevée au haut Moyen-Age

La croix de Croas-Pol : Haute de 4,50 mètres, cette croix date du XVe s. Elle fut élevée au croisement de deux anciennes voies romaines. C'est en cet endroit que saint Paul-Aurélien aurait attaché un dragon en lui donnant l'ordre de ne pas bouger. Celui-ci serait alors mort de faim. De cette légende le bois voisin porte le nom de Coat-ar-Sarpant, « le bois du Serpent ».

  

Le calvaire de Traon-ar-Vilin : Situé cinquante mètres plus bas que la fontaine Saint-Paul, il date du XVe s, mais fut restauré en 1875. Il est haut de cinq mètres.

  

Le calvaire Roch Aouren : Haut de six mètres, il fut édifié au sud-ouest du bourg au XVe s.

  

Le calvaire de Ker-ar-Pont : Erigé au XVIe s., ce calvaire, haut de 4,50 m, porte une plaque mentionnant une mission en 1893. Sur le croisillon, les statues géminées représentent d'un côté la Vierge et saint Pierre et, de l'autre, saint Jean et Madeleine encadrant un Christ aux liens.

  

La croix ar Bourc'his : Haute de 2,40 m, elle fut édifiée à la sortie du bourg, sur la route de Guimiliau, au XVIe s.

  

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne : Il fut élevé au XVIIe s., à la même époque que la chapelle voisine. On peut y voir le blason de la famille de Brézal.

  

Croaz Bellevue : Haute de cinq mètres, elle date de 1620 environ. Son fût rond comporte quatre séries de dix écots.

  

Kroaz Kernevez, dite aussi Cosquer Bihan : Elevée en 1621, cette croix est l'une des premières oeuvres du célèbre sculpteur landernéen Roland Doré. Elle est haute de quatre mètres.

  

Au dos se trouve une Vierge à l'Enfant.

Croaz ar Goff : Elevée en 1819, cette croix de mission est haute de cinq mètres.

 

La croix du cimetière : Edifiée en 1871, cette croix de mission est haute de six mètres.

  

Sur le socle, une plaque mentionne « quarante jours d'indulgence » pour les fidèles.

La croix de la place du Villers : Haute de cinq mètres, elle fut élevée en 1884.

  

La croix du Télégraphe : Située au point le plus haut de la commune (160 mètres), cette croix, haute de six mètres, a été édifiée en 1912 sur le site où fut installé un télégraphe optique Chappe de 1798 à 1852. Le télégraphe de Lampaul était relié à ceux de Saint-Thégonnec et de La Martyre ; il ne fallait que quatre minutes à un message pour être transmis de Paris à Brest.

  

Un Chemin de croix, fichées sur des socles de rocher, y mène depuis la route.

La fontaine Sainte-Anasthasie

Située dans la vallée du Quillivaron, près de Traon Louarn, cette fontaine fut édifiée en 1803 par Jaffres et Martin, et restaurée en 1993.

Sainte Anasthasie aurait été mise à mort près de la source par son père, le seigneur du château de Coat-Meur, parce qu'elle refusait de se marier au comte Arthur du château de Penhoat (aujourd'hui en Saint-Thégonnec).

Elle abrite une statue restaurée par Jean Robert Guillou en 2008.

  

La fontaine Saint-Paul

Egalement située dans la vallée du Quillivaron, cette fontaine fut construite en 1661. Elle était très vénérée au cours du premier quart du XXe s. Selon la tradition, la nuit de la fête du saint, au douzième coup de minuit, l'eau de la fontaine se change en vin.

La niche abrite la statue du saint patron.

On y voit également les armes de la famille Le Sénéchal, seigneurs du manoir de Lézérazien, à Guiclan (sur l'autre rive du Quillivaron).

La fontaine Sainte-Anne

Située à deux cents mètres de la chapelle du même nom, cette fontaine, longtemps oubliée sous les herbes, fut entièrement reconstruite à la fin du XXe s.

La fontaine-lavoir Notre-Dame

Située au pied de l'église, cette fontaine était utilisée par les habitants du bourg jusqu'à l'installation de l'eau courante dans les années 1950. Aménagée au XVIIe s. et reconstruite au XXe s., elle abrite une statue de la Vierge à l'enfant du XVIIe s.

 

La fontaine du Styvel

Située dans la vallée du Ped, elle a été creusée dans la roche, au pied du cimetière.

La fontaine de la rue de la Fontaine

Le lavoir du Baradozou

Utilisée initialement pour laver les cuirs des nombreuses tanneries, le lavoir du Baradozou (« Paradis ») fut récupéré par les habitants du bas du bourg après la fermeture de ces tanneries. Il ne fut couvert qu'après la Seconde Guerre mondiale, ce qui entraîna des jalousies avec les utilisateurs du lavoir du Ped, couvert depuis plus longtemps. Antoine nous a rejoint pour vous le présenter :

Le lavoir de Kerarpant

Il a été aménagé au XXe s.

Le moulin de l'évêque, son étang et son four à pain

Longtemps oublié, ce moulin en ruines est désormais visible depuis l'ouverture de la promenade pédestre de la vallée du Ped, en décembre 2007. Propriété de l'Eglise (et plus spécialement de l'évêque du Léon, qui possédait une résidence à Coat-an-Escop) jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, ce moulin était accessible aux Lampaulais qui payaient le droit de moudre le grain et d'utiliser le four.

(un grand merci à Nathalie, responsable de la bibliothèque de Lampaul, pour ces informations et toutes celles recueillies sur le patrimoine de la vallée du Ped)

Derrière Chloé et moi, voici le four à pain

Et l'étang, qui servait de réserve de poissons pour la consommation personnelle de l'évêque.

 Les maisons anciennes

La maison du Patrimoine : Face à l'église, cette maison fut construite en 1651 et agrandie en 1810. Rachetée en 1987 par la commune, elle abrite aujourd'hui un intérieur breton du début du XXe s. reconstitué (costumes, meubles, objets, etc.).

 

Les autres maisons :

Celle-ci se trouve place du Villers.

Celle-là en face de l'église

Une pierre de cette maison, située route de Guimiliau, porte la date de 1767.

Les écoles

L'école publique « Eric Tabarly » fut construite de 1906 à 1907 :

L'école privée Saint-Joseph, créée en 1856. Ce bâtiment fut légué à l'école en 1857.

 

La dernière tannerie

Ultime vestige des dizaines de tanneries que comptait Lampaul à la fin du XVIIIe s., celle-ci, en très mauvais état, est située dans le bourg même.

Le monument aux morts

Initialement situé dans l'enclos de l'église, il fut déplacé à l'entrée du cimetière en 1971.