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La Roche-Maurice

Située entre Landerneau et Landivisiau, sur la rive gauche de l'Elorn, La Roche-Maurice (1 851 habitants) se trouve à trente kilomètres à l'est de Brest.

Démembrement de la paroisse primitive de Ploudiry, La Roche-Maurice dépendant autrefois du diocèse de Léon. La commune doit son nom à Morvan, vicomte du Faou, qui fit édifier au XIe s. le château dont les ruines sont encore visibles de nos jours. Aux XVIe et XVIIe s., la paroisse s'enrichit grâce au lin et au commerce de la toile, comme les autres communes du pays des Enclos. 

La chapelle ruinée de Pont-Christ

avec son calvaire

et sa croix

L'ossuaire Sainte-Anne

Le calvaire du cimetière

Le vieux pont

Le monument aux morts

 

 La chapelle ruinée de Pont-Christ

Un grand merci à André Croguennec pour les corrections et suppléments d'informations apportés à l'élaboration des données concernant la chapelle de Pont-Christ (sa page personnelle consacrée à ce lieu).

Ancienne trève de Ploudiry, cette chapelle fut construite de 1533 à 1560 sur la rive gauche de l'Elorn par le seigneur de Brézal (sur l'autre rive se trouve le moulin de Brézal et son colombier (aujourd'hui en Plounéventer). On y trouve d'ailleurs inscrit : «  En l'an Mil VCCXXXIII Guille de Brezal et Marguerite Senechal firent faire ceste chapelle en l'honneur de Dieu et de Notre Dame de Secours. Selon de nombreuses sources, l'édifice aurait été en partie détruit par un mystérieux incendie vers 1890 (selon les recherches de M. Croguennec le toit de la chapelle se serait effondré sans qu'aucun feu ne soit la cause de la catastrophe).

  

  

De style gothique, le clocher à flèche octogonale a été conservé.

Ici, un petit bénitier

Et là ce qui était l'ossuaire d'attache de la chapelle.

Haute de cinq mètres, le calvaire du placître date du XVIe s. On peut y voir les statues de la Vierge et de saint Pierre.

   

Enfin, cette croix monolithique orne le mur de l'enclos. Haute d'1,20 m, elle date du Moyen Age.

Ce vieux pont relie la chapelle de Pont-Christ au moulin de Brézal (en Plounéventer).

L'ossuaire Sainte-Anne

Il est construit de 1639 à 1640 par l'atelier de l'Elorn dans le style Renaissance léonarde.

Des colonnettes corinthiennes cannelées séparent les baies situées de part et d'autre de l'entrée principale. Divers personnages et symboles sont gravés en bas-relief en dessous de chaque baie. On y voit notamment à droite saint Yves entre le riche et le mendiant, comme il est de coutume de le représenter. On peut également mentionner  un paysan tenant une bêche, une jeune fille aux fleurs, un avocat tenant un rouleau et le pape portant sa tiare.

Egalement encadrée de colonnes corinthiennes, la porte principale est surmontée de la mention de l'année 1639 et d'un avertissement en latin (« Souviens-toi de mon jugement qui sera aussi le tien, aujourd'hui c'est moi, demain sera ton tour »). Un second message macabre a été gravé au-dessus de la porte du pignon (« Souviens-toi, humaine, que tu es poussière ») avec la date de 1640.

  

Voici le clocheton et le fenestrage du chevet de l'ossuaire.

  

Le bénitier d'angle est dominé par l'Ankou qui, en menaçant de sa lance, rappelle « Je vous tue tous » (en français).

Le calvaire du cimetière

Haut de 6,50 m, il a été érigé en 1883, ce que rappelle sur le socle l'inscription « 40 jours d'indulgence 3 pater Ave Gloria de profundis 1883. Mmrs De La Villasse maire, Bavin trésorier, Guyader recteur ». Une autre plaque mentionne une mission en 1950. 

  

Le vieux pont

Possédant trois arches enjambant l'Elorn, il fut construit en 1675.

Le monument aux morts