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Roscoff

Située à vingt-cinq kilomètres au nord-ouest de Morlaix, face à l'île de Batz, Roscoff (3 550 habitants) possède quatorze kilomètres de côtes et quelques belles plages.

Démembrement de la paroisse primitive de Plouénan ou de Plougoulm, la cité se tourne tout naturellement vers la mer, d'abord comme simple avant-port de Saint-Pol-de-Léon. Le port est ainsi une cible de choix pour les Vikings ou le traditionnel ennemi anglais, comme en 1375 et 1387 ; pour le protéger, Vauban y fait édifier les forts de La Croix (aujourd'hui détruit) et du Bloscon.

C'est à Roscoff que la jeune princesse écossaise Marie Stuart, six ans, débarque le 15 août 1548 pour épouser le Dauphin François. A l'origine simple roulier pour les commerçants étrangers, les capitaines roscovites commercent pour leur propre compte dans la seconde moitié du XVIe s. Port de contrebande et de corsaire à la fin du XVIIIe s., Roscoff se sépare de Saint-Pol-de-Léon sous la Révolution.

Avec un port moins actif, la cité se tourne vers la terre et connaît au XIXe s. l'aventure des « johnnies », ces petits commerçants roscovites traversant la Manche pour vendre leurs oignons rosés en Angleterre. Le développement de la ville s'accélère à la fin de ce siècle, grâce notamment à la création du laboratoire de la station biologique (1872) et, surtout, avec la fondation par le docteur Bagot de l'institut marin de Rock Roum, le premier établissement de thalassothérapie en Europe. Enfin, en 1972, la naissance de la Britanny Ferries crée une liaison quotidienne entre l'Angleterre et le continent.  

La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

La chapelle Sainte-Barbe

La chapelle Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Brigitte

L'ancien ossuaire

Le noeud de croix de Kerguennec

La croix de l'ancien cimetière

Le lavoir de Perennès

Le lavoir de Kergadiou

Le fort du Bloscon

La poivrière

Les maisons anciennes

22, rue de l'Amiral-Réveillière

La maison Forte

La maison Marie Stuart

La maison de 1598

La maison du 23, place Lacaze du Thiers

La lucarne de la rue Armand Rousseau

La digue

Le phare

L'estacade

L'ancien aquarium

La maison du garde-barrières de Pérennès

Le monument aux morts

Les blockhaus de la pointe de Perharidy

La tombe du Commonwealth

La tombe de Dorothy Silburn

 

La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

Elle est construite au XVIe s. ou au début du XVIIe s. sur les terres du seigneur de Kerestat. A l'origine, elle était dédiée à saint Strignon. Sa situation entre Roscoff et Saint-Pol-de-Léon amena les marins des deux paroisses à venir y prier avant de partir en mer.

  

La chapelle Sainte-Barbe

Cette petite chapelle est construite en 1617 sur les hauteurs dominant l'est du port et la pointe du Bloscon. Sainte Barbe était censée protéger la population des attaques de pirates.

La chapelle Sainte-Anne

Construit en 1640 par Louis Ronyant et Françoise Marzin, dame de Kerugant, ce petit édifice privé fut entièrement vidé par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Rachetée par la Commune en 1967, la chapelle servit d'abord d'office de tourisme avant de devenir salle d'exposition.

La chapelle Sainte-Brigitte

Construit au XVIe s. comme premier ossuaire de l’enclos paroissial, cet édifice a été transformé en chapelle. Il présente six arcades.

L'ancien ossuaire

Construit vers 1639 et inséré dans le mur de l'enclos paroissial, il comprend des doubles étages de baies, ce qui est unique en Bretagne. Il servit un temps d'école et de chapelle de catéchisme (à partir de 1910) ; c'est à cette occasion qu'une première porte fut percée dans l'édifice.

Le noeud de croix de Kerguennec

Vestige d'une croix du XVIIe s. retrouvé lors de travaux en 1971, ce noud de croix est aujourd'hui exposé dans le jardin de la chapelle Sainte-Anne. Chaque face représente un personnage (saint Yves, sainte Véronique, la sainte Face, un ange) ; on y trouve la mention « Y Rollan K Borlavdi sa Fam fet faire la cru 1619 ».

   

La croix de l'ancien cimetière

Cette oeuvre de Kerguiduff, sculpteur de Taulé, a été érigée en 1951. On peut y lire l'inscription « Donnez-nous la paix ».

  

Le lavoir de Perennès

Il est situé au sud du bourg, à quelques centaines de mètres de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.

Le lavoir de Kergadiou

Le fort du Bloscon

Construit en 1694 en contrebas de la chapelle Sainte-Barbe sur ordre de Vauban, le fort est transformé et renforcé de blockhaus par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, le site est rendu à la vie civile et devient un grand vivier.

La poivrière

Cette guérite est construite à la pointe du bastion à la fin du XVIe s. ou au début du XVIe s. pour défendre le port.

Les maisons anciennes

22 rue de l'Amiral-Réveillère : Edifiée au XVIe s., cette maison d'armateur est détruite en 1592 par La Fontenelle et reconstruite au début du XVIIe s.

La maison Forte : Située quai Charles-de-Gaulle, elle est bâtie au XVIe s. par un riche armateur, Christian Le Pape.

La maison Marie Stuart : Située au 19, rue de l'Amiral-Réveillère, elle est édifiée à la fin du XVIe s. Selon une tradition douteuse, elle aurait abrité la reine d'Ecosse et de France Marie Stuart.

La maison de 1598 :

La maison du 23, place Lacaze du Thiers : Elle est construite près de l'église au début du XXe s. Sur la façade figurent des représentations de figures locales, comme les johnnies.

Situé au-dessus de l'une des fenêtres, ce monstre évoque le dragon de l'île de Batz que saint Paul Aurélien fàrça à se jeter à la mer.

La lucarne du n°2 de la rue Armand Rousseau : Réalisée en 1603, elle décore la façade la plus ancienne maison de cette rue, autrefois appelée « rue des Perles ».

 La digue

Cette première digue est édifiée de 1741 à 1742 par Portenoire et Sioch'an afin de protéger des tempêtes le port établi après la guerre de Cent Ans à l'est de la pointe de la Croix.

 

Les embrasures et les quelque canons de la digue démontrent également une certaine utilité contre les Anglais. Inutiles après 1815, ils servirent de bittes d'amarrage.

Ce premier canon date de 1808.

Le phare

Haute de vingt-quatre mètres, cette tour carrée est érigée en ville, sur les quais, pour remplacer un feu plus ancien (établi en 1884), à la portée jugée insuffisante. Construit entre 1915 et 1917, le phare n'est cependant en service qu'à partir de 1934. Il est automatisé en 2002.

L'estacade

Cet embardère, long de 580 mètres, a été bâti entre 1967 et 1969 pour permettre l'accès à marée basse des navettes reliant le port de Roscoff à l'île de Batz.

L'ancien aquarium

Créé en 1872, le laboratoire de zoologie expérimentale devient un aquarium ouvert au public en 1952. A partir de 1953, il accueille des étudiants et chercheurs français et étrangers. L'équarium est fermé en 2006.

La maison du garde-barrières de Pérennès

Le monument aux morts

Inaugurée en 1921 dans le vieux cimetière, cette stèle comprend sur deux faces des plaques en bronze représentant un poilu et un marin. Elles ont été sculptées par René Quillivic.

  

Les blockhaus de la pointe de Perharidy

Ces éléments du mur de l'Atlantique furent construits par l'occupant allemand entre 1940 et 1944. Et alors que certains soldats se battaient dans des conditions difficiles sur le front de l'Est, d'autres avaient vue sur l'île de Batz...

  

La tombe du Commonwealth

Le vieux cimetière de Roscoff abrite la tombe d'un soldat allié mort durant la Seconde Guerre mondiale. Sur une plaque est inscrit « A la mémoire de l'aviateur néo-zélandais Frank William MCD Stout. Né le 2 décembre 1917. Mort en mer pour la cause des Alliés le 18 juin 1944 ».

La tombe de Dorothy Silburn

Riche catholique anglaise, elle accorda le refuge et une importante aide financière à l'évêque de Léon Mgr de La Marche, qui avait fui la France sous la Révolution française. Ruinée à l'issue des guerres, elle s'installa en Bretagne et reçut une pension du roi Louis XVIII. Décédée à Roscff en 1820, elle fut inhumée dans l'enclos paroissial, près de l'ossuaire.