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Oudon

Petite ville de l'est de la Loire-Atlantique, Oudon (3 614 habitants) est située sur la rive nord de la Loire, à sa confluence avec la rivière du Hâvre, entre Nantes (à 30 km) et Ancenis (à 10 km).

La présence d'un menhir atteste d'une occupation humaine du territoire au Néolithique.

La Loire favorise le commerce et le développement d'un village au Moyen Age. Mais le fleuve est également source de dangers : la région est ainsi victime des raids vikings aux IXe et Xe s.

Etabli dans la marche frontalière de Bretagne pour faire face à la place-forte angevine de Champtoceaux, bâtie sur l'autre rive du fleuve, le premier château est plusieurs fois attaqué et assiégé, que ce soit par les Anglais (1174, 1214) ou les Français (1230, 1234, 1341).  

L'actuelle forteresse d'Oudon est élevée au XIVe s. par les Malestroit, seigneurs de la ville.

Un prieuré bénédictin est fondé à Oudon en 1130.

En 1526, les seigneurs locaux, Jean et Julien de Malestroit, sont arrêtés et exécutés pour meurtre et fabrication de fausse monnaie.

Point stratégique, le pont d'Oudon est en partie saboté par les Français en juin 1940, frappé par les bombes alliées en juillet 1944 et finalement dynamité par les Allemands le 8 août.

Le château

 

Le château

Attesté avec certitude au XIe s., le château, élevé sur un affleurement rocheux de la rive droite du Hâvre, est reconstruit entre 1392 et 1415 avec l'accord du duc Jean IV, renforcé au XVe s. (deuxième mur d'enceinte) et remanié au XVIe s. (courtine ouest). La forteresse est confisquée en 1794 et vendue comme bien national durant la Révolution française. Au début du XIXe s., son démantèlement débute et le château sert en partie de carrière. Racheté par le Conseil général en 1820, il est classé monument historique en 1866 et cédé à l'Etat en 1881. Sa restauration a lieu à partir de la fin du XIXe s. et au XXe s.