[COTES-D'ARMOR] [FINISTERE] [ILLE-ET-VILAINE] [LOIRE-ATLANTIQUE] [MORBIHAN]
[Arradon] [Arzal] [Arzon] [Auray] [Baden] [Berné] [Bieuzy] [Bignan] [Le Bono] [Brandérion] [Brech] [Bubry] [Calan] [Carnac] [Caudan] [La Chapelle-Neuve] [Cléguer] [Cléguérec] [Colpo] [Concoret] [Crac'h] [Le Croisty] [Erdeven] [Etel] [Le Faouët] [Gâvres] [Gestel] [Gourin] [Groix] [Guéhenno] [Guéméné-sur-Scorff] [Guern] [Le Guerno] [Guidel] [Guillac] [Guiscriff] [Hennebont] [Inguiniel] [Josselin] [Kernascléden] [Kervignac] [Lanester] [Langoëlan] [Langonnet] [Lanvaudan] [Lanvénégen] [Larmor-Baden] [Larmor-Plage] [Lignol] [Locmalo] [Locmariaquer] [Locmiquélic] [Lorient] [Mauron] [Melrand] [Merlevenez] [Meslan] [Moustoir-Ac] [Néant-sur-Yvel] [Nostang] [Pénestin] [Persquen] [Plaudren] [Ploemeur] [Ploërdut] [Ploërmel] [Plouay] [Plougoumelen] [Plouharnel] [Plouhinec] [Plouray] [Plumelec] [Pluméliau] [Plumelin] [Pluneret] [Pontivy] [Pont-Scorff] [Port-Louis] [Priziac] [Questembert] [Quéven] [Quistinic] [Remungol] [Riantec] [La Roche-Bernard] [Roudouallec] [Le Saint] [Saint-Aignan] [Saint-Caradec-Trégomel] [Sainte-Anne-d'Auray] [Saint-Gildas-de-Rhuys] [Saint-Jean-Brévelay] [Saint-Philibert] [Saint-Pierre-Quiberon] [Saint-Tugdual] [Sarzeau] [Le Sourn] [Trédion] [Tréhorenteuc] [Vannes]

 

Gourin

Commune moyenne du nord-ouest du Morbihan, en centre Bretagne, Gourin (4 193 habitants) est située sur le flanc méridional des Montagnes Noires, ce qui en fait la plus haute commune du Morbihan, à quarante-cinq kilomètres au nord-est de Quimper et à cinquante-trois km au nord de Lorient.

Ancienne paroisse primitive qui englobait également Le Saint et Roudouallec, Gourin est à partir du XIe s. le siège d'une vicomté qui s'étendt également sur Guiscriff, Langonnet, Le Faouët et Leuhan. La vicomté de Gourin est rattachée au domaine ducal en 1265, devenant le siège d'une barre ducale, puis, après l'union de la Bretagne à la France, d'une sénéchaussée royale relevant du présidial de Quimper (1552), avant de devenir subdélégation d'intendance (1713).

Importante « ville-marché » à partir du XVe s., Gourin, qui accueille dix-neuf foires annuelles au XVIIIe s., est renommé pour son élevage de chevaux postier breton et, entre le XVIIIe s. et le milieu du XXe s., pour ses carrières (ardoises, granit, schistes).

La paroisse participe à la révolte des Bonnets rouges en 1675 (elle est condamnée à payer 5 500 livres).

Gourin, qui est la plus grande paroisse du diocèse de Cornouaille (Quimper), est rattachée arbitrairement au Morbihan sous la Révolution, ce qui pose quelques problèmes linguistiques jusqu'à la généralisation du français : on y parle en effet un breton dit cornouaillais, alors que le vannetais est principalement employé par les habitants du reste du département.

A la fin du XIXe s. et jusqu'en 1965, Gourin et sa région connaissent une très forte émigration vers l'Amérique du Nord, initiée en 1881 par le tailleur Nicolas Le Grand, de Roudouallec (en 1928, on dénombre 3 000 New-Yorkais originaires de la région de Gourin).

De nos jours, la commune est réputée pour sa production de crèpes.

La chapelle Saint-Hervé

La chapelle Saint-Philibert

La chapelle Saint-Guénolé

La chapelle Saint-Symphorien

La chapelle Notre-Dame-des-Victoires

Le calvaire de l'église

Le calvaire du cimetière

La croix du cimetière

La croix de la chapelle Saint-Philibert

Le château de Tronjoly

Le four à pain de Bever

La statue de la Liberté

Le Souvenir français

Le monument des Pompiers

Le monument aux morts du bourg

Le monument aux morts du cimetière

 

 La chapelle Saint-Hervé

La chapelle actuelle est construite dans le style de la Renaissance bretonne, de 1518 à 1536, par Yves de Boutteville, abbé de Langonnet (fils du baron de Faouët), sur le site d'un premier édifice élevé par Henry et Vincent de Kergoët, seigneurs de Tronjoly et de Menguionned. L'édifice abrite, le dernier dimanche de septembre, le plus grand pardon local, au cours duquel sont organisés un concours de sonneurs et des jeux bretons, qui ont remplacé le vieux « pardon des chevaux ».

La chapelle Saint-Philibert

Elle est bâtie en 1668 au village de Landevec, probablement à l'emplacement d'un édifice plus ancien.

  

La porte nord.

La chapelle Saint-Guénolé

La chapelle est édifiée en 1688 à l'emplacement même où saint Guénolé avait fondé au Ve s. un prieuré dépendant de l'abbaye de Landévennec. Elle est restaurée en 1770 (charpente) et en 1969.

Le clocheton carré est un remploi d'un édifice précédent.

  

Même chose pour le fenestrage flamboyant du chevet.

La chapelle Saint-Symphorien

Edifiée probablement au XVIIe s. au village de Bever, à cinq kilomètres à l'ouest du bourg de Gourin, la chapelle est reconstruite en 1878.

  

Le fenestrage du chevet.

La chapelle Notre-Dame-des-Victoires

Construit en 1509 dans l'enclos paroissial, cet édifice, également appelée « chapelle de la Vierge », est ravagé par un incendie au XIXe s. Le bâtiment est restauré et agrandi en 1830 avec l'utilisation de pierres provenant de la seconde chapelle de l'enclos, Saint-Yves, alors détruite.

Le clocher à double lanternon superposés date du XVIe s.

  

Deux têtes d'angelot ont été réalisées au-dessus de l'un des portails.

Le calvaire de l'église

On y voit une Vierge de pitié.

Le calvaire du cimetière

Il date du XXe s.

La croix du cimetière

La croix de la chapelle Saint-Philibert

Le château de Tronjoly

Construit en 1768 pour remplacer un manoir plus ancien et restauré au XIXe s. (suite à un incendie), il appartient successivement aux familles Kergoët (1426-1669), Lollivier (XVIIIe s.), Rouxel (Révolution française), Lescoët et de Boissieu. Il est racheté par la commune en 1984. Le vaste domaine a conservé ses étangs, mais a perdu sa chapelle, son colombier et ses deux moulins. Les anciens logis et communs, situés à une centaine de mètres, ont été réaménagés en logements. Le château accueille de nos jours des expositions et diverses manifestations (concours de musique traditionnelle, fête de la crêpe).

Le four à pain de Bever

Il est situé à proximité de la chapelle Saint-Symphorien.

La statue de la Liberté

Symbole de l'immigration bretonne en Amérique, cette réplique de l'oeuvre de Bartholdi est offerte en 1990 par Air France pour rendre hommage aux milliers d'émigrants du centre Bretagne qui firent le voyage par-delà l'Atlantique avec le bureau installé à Roudouallec (jusqu'en 1985).

  

Le Souvenir français

Le monument des Pompiers

Le monument aux morts du bourg

Haut de six mètres, il est élevé en 1920. On y trouve les noms de 347 personnes, dont 50 concernant la Seconde Guerre mondiale. Une seule femme y figure, J. Perrot, décédée en déportation pour résistance.

  

Le monument aux morts du cimetière