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Rennes

Chef-lieu de la Bretagne et de l'Ille-et-Vilaine, Rennes est, avec 209 860 habitants, la ville la plus peuplée de la région administrative, et la onzième ville la plus peuplée de France. Située à la confluence de l'Ille et de la Vilaine, elle est située à 110 kilomètres de Nantes, à 240 km de Brest et à 350 km de Paris.

Dans l'Antiquité, Condate est l'un des principaux centres du peuple gaulois des Riedones, puis, à l'époque gallo-romaine, le chef-lieu de leur cité. Les menaces barbares et les violences de la fin du IIIe s. entraînent la construction des premiers remparts.

Les premiers chrétiens arrivent probalement au IVe s. et le diocèse de Rennes est fondé dès la première moitié du Ve s. L'abbaye Saint-Melaine est établie vers 550.

Devenue au VIe s. une place-forte des Francs aux portes de la Bretagne (Marches), Rennes est conquise par les Bretons de Nominoë au milieu du IXe s. La ville est pilée par les Vikings en 875 et 920.

A compter de l'occupation bretonne, le simple chef-lieu de comté se mue rapidement en l'une des capitales du duché, rivale de Nantes. A partir de la fin du XIe s., la citée est administrée par un sénéchal pour le compte du duc.

C'est à Rennes qu'est fondée, en 1030, la première abbaye pour femmes de Bretagne, Saint-Georges.

Centre de la vie bretonne, Rennes subit à plusieurs reprises attaques et sièges, généralement accompagnés de pillages et d'incendies (1155, 1182, 1342, 1356-1357, 1491). Pour assurer au mieux sa protection, deux nouvelles enceintes défensives sont élevées entre 1422 et 1473.

Mais, en dépit des menaces et catastrophes (guerres, épidémies), la cité connaît un véritable développement, à la fois économique et urbain, aux XIVe et XVe s. Cet essor favorise favorise l'extension des faubourgs et l'apparition d'une bourgeoise marchande, divisée en confréries de métier. Ces premiers « notables » forment une assemblée conseillant le gouverneur ducal, embryon de la future municipalité.

A la suite du rattachement de la Bretagne à la France, Rennes est favorisée par l'administration française : l'installation du Parlement de Bretagne en 1554 confirme son rôle de capitale de la province.

Rennes est l'une des douze villes bretonnes où les protestants s'implantent au milieu du XVIe s. Leur première église s'y ouvre en 1559. En mars-avril 1589, la ville est prise et rapidement perdue par les ligueurs du duc de Mercoeur.

Malgré ses succès, la ville n'échappe pas aux difficultés et aux catastrophes : en 1675, elle est durement touchée par la révolte du papier timbré, tandis que, quarante-cinq ans plus tard, le grand incendie du 29 décembre 1720 entraîne la destruction de 945 maisons en bois. Chargée de la reconstruction, la famille d'architectes Gabriel donne à la ville l'essentiel de son cachet actuel, avec ses hôtels particuliers en pierre et ses deux grandes places établies pour l'une devant l'hôtel de ville et pour l'autre devant le Parlement.

Rennes est touchée par la fièvre révolutionnaire dès janvier 1789, avant même la réunion des états généraux : deux jeunes nobles sont tués à la fin du mois lors de la « journée des bricoles ». Comme pour le reste du pays, les moines et religieuses sont chassées des différents couvents de la ville et les bâtiments sont reconvertis en casernes, en prisons, etc. De tendance girondine, Rennes est marquée par la Terreur : plus de trois cents personnes sont exécutées entre 1793 et 1794 au moyen de la guillotine installée place du Parlement. Souvent menacée, la cité n'est cependant jamais attaquée par les chouans.

Au XVIIIe s., la ville se développe petit à petit hors de ses murs, tandis que le XIXe s. est marqué particulièrement par la canalisation de la Vilaine (1841-1861), l'arrivée du chemin de fer (1857) et du tramway (1897), la construction de grands boulevards et l'ouverture de diverses institutions (lycée impérial, 1803 ; palais universitaire, 1847-185 ; nouvel hôpital 1855 ; prison, 1863-1876 ; casernes, etc.). La population augmente considérablement, passant de 30 000 habitants en 1820 à 60 000 en 1880.

Occupée par les Allemands le 18 juin 1940, la ville est bombardée à plusieurs reprises par les Alliés (8 mai 1943) et libérée par les Américains le 4 août 1944.

L'après Seconde Guerre mondiale est synonyme de grand essor, à la fois économique, administratif et démographique. Diverses industries s'installent en périphérie (automobile notamment [Citroën], puis télécommunications à partir des années 1980 [centre de recherche France Télécom]), des universités et grandes écoles sont fondées (63 000 étudiants en 2012) et l'exode rural accroît considérablement la population. Le métro est inauguré en 2002.

Le 4 février 1994, l'émeute consécutive à la manifestation des marins-pêcheurs entraîne l'incendie du Parlement de Bretagne.

Productive et dynamique, avec un taux de chômage plus faible qu'ailleurs en France, Rennes est en 2011 la première ville pour sa production de richesse par habitant, tandis qu'elle est élue par L'Express « ville la plus agréable à vivre de France » en 2012.

Le théâtre

L'hôtel Racapée de La Feuillée

La maison du n°24, rue Le Bastard

La statue du maire Leperdit

 

Le théâtre

Situé place de la Mairie, face à l'hôtel de ville, cet édifice est construit de 1832 à 1836 dans le style néoclassique, selon les plans de l'architecte rennais Charles Millardet. Ravagé par un incendie le 20 février 1856, le théâtre est restauré et rouvert deux ans plus tard. Une nouvelle restauration intérieure se déroule en 1913, tandis que l'extérieur fait objet d'une nouvelle campagne de 1997 à 1998. La façade est décorée des statues d'Apollon et des neuf muses.

L'hôtel Racapée de La Feuillée

Construit en 1658 place des Lices par un noble du Parlement de Bretagne, cet hôtel particulier présente une tour centrale carrée abritant l’escalier et surmontée d’un toit en carène renversée. Encadrée de pilastres cannelés, la porte d’entrée est couronnée d’un fronton triangulaire.

  

La maison du n°24, rue Le Bastard

La statue du maire Leperdit

Maître-tailleur originaire de la région de Pontivy, Jean Leperdit est maire de Rennes de février 1794 à octobre 1795, s'attachant à modérer les excès de la Terreur. La première statue en bronze du maire Leperdit est réalisée par Emmanuel Dolivet et fondue par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. L'ouvre actuelle est inaugurée en 1994 place du Champ-Jacquet. Il est représenté déchirant une liste de condamnés à mort présentée par Carrier, un épisode dont la véracité historique est sujette à caution.